Lundi
6
juillet
M. l'Abbé Załęski,
séminariste de l'I.B.P., et
le premier postulant des Frères des Écoles du Bon Pasteur rejoignent
M. l'Abbé Spinoza, arrivé à l'Angélus une
semaine plus tôt.
Mardi 7
juillet
Les travaux de réfection de la
propriété commencent :
il faut d'abord ranger et nettoyer les principales pièces, laissées à
l'abandon
depuis plusieurs années. Il faut également repeindre murs, fenêtres,
radiateurs
et placards.
Dans cette fondation où Dieu est
le premier servi,
c'est par la sacristie que l'on commence : on la débarrasse notamment
des
chaises et des tables de nuit (!) qui l'encombrent, puis on la rend à
sa
destination première. Les ornements et les objets liturgiques y sont
regroupés
et correctement rangés.
Dès ce premier jour de travail,
l'office est récité
en commun et l'adoration du Très-Saint Sacrement établie. On se relaie
toutes
les heures devant Notre-Seigneur où méditation et récitation du
chapelet
ponctuent la journée. Ora et labora pourrions nous
dire, nous aussi.
Samedi
11 juillet
L'Angélus
reçoit la visite d'une troupe de Scouts Unitaires de France qui
viennent
demander à manger. Induits en erreur, ils pensaient pouvoir se
restaurer dans
le village voisin... où il n'existe pas d'épicerie. Ils déjeunent donc
dans le
parc de la propriété et aident, en échange, à porter des tables d'école.
Dimanche
12 juillet
Seconde messe à l'Angélus.
Il y a cette
semaine une petite dizaine de fidèles.
Lundi
13 juillet
M. l'abbé Spinoza et
notre postulant se rendent
à l'invitation de M. le Maire de Presly, à l'occasion des festivités du
14
juillet. Un vin d'honneur est organisé dans le pré qui jouxte
Mardi
14 juillet
Le frère Placide-Pio, novice au
séminaire de
Courtalain, rejoint pour un mois notre petite communauté. Il la fera
bénéficier
de sa force physique et de sa bonne humeur.
Jeudi
16 juillet
M. l'abbé Quessard,
vicaire épiscopal,
curé-doyen de la paroisse d'Aubigny-sur-Nère, et de ce fait notre curé,
prête à
M. l'abbé Spinoza un ostensoir. Cette attention est un nouveau signe
des bonnes
relations que L'Angélus entretient avec les
autorités du Diocèse de
Bourges.
Vendredi
17 juillet
Nous sommes onze à L'Angélus
: sept adultes et
quatre enfants vont se relayer sans interruption de 9 heures à
19 heures
devant le Saint Sacrement pour une
journée d'adoration. Tantum ergo sacramentum. Veneremur cernui.
M. le Sous-Prefet,
accompagné par M. le Maire de
Presly, nous fait l'honneur de sa visite. Il prend connaissance de
notre projet
de création d'un internat pour garçons. L'entretien, très chaleureux,
se
conclut par une demande d'envoi d'un dossier complet, présentant par
écrit nos
objectifs et nos demandes, notamment en matière d'aides à la rénovation
du
bâtiment.
Dimanche
19 juillet
Nous avons la joie d'accueillir
18 fidèles, dont 8
enfants, à cette troisième messe dominicale.
Mardi
21 juillet
Travaux, rangements et temps de
prières continuent, ad
majorem Dei Gloriam. Après le bureau du Directeur de l'Angélus,
la
cuisine retrouvera bientôt une fraîcheur depuis longtemps perdue.
Ce soir, M. l'abbé Jean-François
Billot, séminariste
à Rome et nouvellement ordonné sous-diacre de l'I.B.P., vient renforcer
pour
quelques jours notre petite communauté.
Mercredi
22 juillet
Un nouvel orage, plus violent
que les précédents,
éclate dans la nuit, qui nous oblige à veiller au grain : la maison est
si
vaste que la chasse aux fuites éventuelles prend des allures
d'expédition. À 1
heure et demie du matin, nous constatons avec soulagement que ces
fuites sont
toujours localisées au même endroit. Le reste des bâtiments a bien tenu
le
choc. Deo gratias et Mariæ.
La cuisine de communauté étant
en travaux, c'est dans
un lavabo et sur une table de télévision que nous faisons la vaisselle
à partir
d'aujourd'hui : ce sont les aléas (et les joies) des fondations !
...Et comme il convient d'être
le plus polyvalent
possible, M. l'abbé Spinoza prend place à bord de la
moissonneuse-batteuse de
nos amis agriculteurs pour récolter quelques hectares de seigle, entre
deux
averses.
Vendredi
24 juillet
Nos amis agriculteurs, qui
logent et déjeunent à L'Angélus
tant que durent les moissons, abattent à la masse deux parois dans la
grande
salle du premier étage. Avec la rapidité des professionnels, ils
débarrassent
en quelques instants les gravats. Dieu sait combien de temps nous
aurions mis à
leur place !
Les plafonds, eux, continuent de
nous jouer des tours
: sans doute trop humides, ils refusent, les uns après les autres, de
se
laisser repeindre. La peinture semble tenir, puis cloque, puis
s'effondre...
Qu'à cela ne tienne : nous les recouvrirons de plaques en polystyrène,
faciles
à coller.
Dimanche
26 juillet
Temps maussade ou temps de
vacances, il n'y a ce
matin à
Mercredi
29 juillet
Un plomb (mais lequel ?) vient
de sauter. Nous sommes
encore privés ‒ et
notre congélateur aussi ‒ d'un courant pourtant bien
nécessaire. Notre
électricien arrive quelques instants plus tard et répare la panne d'une
main de
maître. On ne saurait trop louer la disponibilité, la gentillesse et la
bienveillance
des différents artisans qui s'occupent de la remise aux normes de L'Angélus.
Jeudi
30 juillet
Peinture, vitrification, ponçage
ne suffisent-ils
donc pas à remplir nos journées de travail ? Aujourd'hui, le frère
Placide-Pio
commence de creuser la tranchée où passeront les câbles électriques
nécessaires
à l'ouverture du portail de L'Angélus !