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Mis à jour (Mercredi, 03 Octobre 2012 14:44)

 
Frères

Extraits de la charte de vie des frères

 

… chapitre II : « Les trois vœux »

 

Le Frère se souviendra que la fin de la vie religieuse est sa sanctification et le moyen est l’éducation. Il est appelé à vivre pleinement les conseils évangéliques d’obéissance, de chasteté et de pauvreté dans son quotidien en regardant ses activités au milieu de la jeunesse comme un moyen et non une fin.

A. L’Etat religieux et les vœux.

Saint Marcellin Champagnat définit le Frère comme « une âme prédestinée à une grande piété, à une vie très pure, à une solide vertu, une âme sur laquelle Dieu a des desseins particuliers de miséricorde. »

Ainsi, Il aura à cœur de vivre pleinement les trois vœux.

1. L’obéissance

Elle consiste à voir dans les demandes légitimes du Supérieur la Volonté de Dieu et l’abnégation de sa volonté propre. Le Frère qui ne « dépose » pas sa volonté dès son postulat sera enclin à la désobéissance facteur de désordre et de révolte. Le Frère doit savoir obéir en étant attentif aux recommandations données par le Supérieur ou la personne chargée de sa Formation.

Si le frère considère une chose à faire comme impossible, il le soumettra humblement au Supérieur. Comme éducateur, il se souviendra qu’il lui sera difficile de demander à un garçon d’obéir si lui-même n’est pas obéissant.

L’obéissance veut que le Frère cultive par-dessus tout l’humilité en fuyant l’esprit de révolte, de clan. Il aura à cœur de s’éloigner des médisants et saura en informer le Supérieur s’il voyait que le Bien Commun était menacé. Il respectera scrupuleusement les consignes pédagogiques et le Directoire des internats qui sont garants de l’unité au sein d’une maison religieuse.

Il considèrera le Supérieur comme un « père » qui cherche son bien en vue de sa sanctification. Il s’écartera ainsi de toute critique ou mauvais esprit « fléau public » (S. Ambroise) qui peut ruiner une maison.

L’obéissance demande au Frère de renoncer à tout esprit d’indépendance qui détruit l’unité d’une maison, garante de son bon fonctionnement. Il s’agira donc de demander humblement les autorisations au Supérieur avec simplicité et accepter un refus.

Le frère soumettra ses avis au Supérieur sur le ou les points qui lui paraîtraient montrer un quelconque dysfonctionnement et acceptera la décision finale en toute humilité.

2. La Chasteté

Le seul amour du Frère est le Seigneur Jésus qui est sa raison d’être. Il veillera à cultiver une saine affection en communauté et avec les enfants en fuyant tout sentimentalisme.

Sa vie de prière régulière et assidue l’aidera à vaincre toute concupiscence. Il sera soucieux d’être chaste dans ses paroles en rejetant toute vulgarité, soignera son regard et ses gestes pour ne pas froisser à la pureté.

Ses lectures et dévotions personnelles l’aideront à garder cet esprit de pureté et d’innocence, gardienne de sa sainteté personnelle et multipliera les oraisons mentales dans les diverses tentations et invectives de la chair.

Les signes d’affection qu’il pourra donner seront prudents et retenus et s’interdira tout exclusivisme tant en communauté qu’avec les élèves.

3. La pauvreté

Le Frère devra se démunir dès sa formation de tout superflu. Il sera sobre dans ses tenues vestimentaires et son langage. Ses biens propres seront confiés à une personne extérieure le temps de sa probation. Il en informera le Supérieur. Au moment du renouvèlement de ses vœux religieux quinquennaux, le Frère prendra ses dispositions pour vendre ou donner ses biens personnels en fonction de ses désidératas. Plus il sera démuni, plus il sera libre.

Dès le postulat, le Frère se « dépouillera » de tous ses biens (automobile, portable, ordinateur, adresse courriel et autres). L’argent qu’il pourra avoir sur un compte bancaire sera déposé sur un compte épargne qui donnera lieu à une fermeture de compte courant (suppression de tout mode de paiement).

Le Frère aura le souci de prendre soin des biens de communauté en évitant tout gaspillage ou dépenses inutiles. L’esprit de pauvreté impose que le frère fuit tout attachement. S’il venait à casser ou à perdre quelque chose, il devra informer le Supérieur et demander pardon pour ses éventuelles négligences.

Il sera soigneux et rangera les affaires communes comme ses propres biens en sachant qu’il aura à rendre compte devant Dieu de toutes ses frivolités qui pourront menacer le Bien Commun.

Toute utilisation des biens de la Maison sera soumise à autorisation (téléphone, ordinateur, voiture…) sauf dans le cadre de l’exercice de son ou ses obédiences.

Extrait du chapitre III : sur le quotidien du Frère en dehors de ses activités auprès des jeunes…

A.   Le silence

«  rien n’a plus contribué à la perte de l’esprit religieux et au renversement des communauté que l’inobservance du silence »; ( Don Calmet)

y-aurait-il un paradoxe ? Nous savons que les écoles sont pleines de vie et d’agitations. Cependant, il y a un impératif absolu pour ceux qui ont comme idéal de se sanctifier : Se ressourcer au quotidien. « Le silence est un glaive dans le combat spirituel, une âme bavarde n’arrivera jamais à la sainteté. Le glaive du silence coupera tout ce qui voudrait s’accrocher à l’âme. » (sainte Faustine). Cela n’est possible que si les frères sont attentifs à respecter le silence en certains endroits et à certains moments pour le bien des autres frères et pour soi-même. Si vous-même vous ne respecter pas le silence comment espérez-vous obtenir du silence de la part des garçons ?

Sans le silence religieux, les Frères seront vite tentés à médire et à calomier d’abord sous forme de boutades puis de manière plus particulière. Cela créera des clans au sein de la communauté, brisera l’unité indispensable à la paix, fruit d’une bonne santé d’une communauté religieuse. Il s’agira donc de faire silence extérieurement et éviter les bavardages souvent inutiles et de se rappeler la terrible parole de Saint Bernard à propos du médisant: « La langue du médisant est une épée, une lance à trois tranchants; d’un seul coup, elle traverse trois personnes. Celle qui médit, celle qui écoute, celle de qui on médit. ». Souvenez-vous de la sentence de l’Ecclesiastique 28,13 « Celui qui médit est maudit de Dieu ».

Cependant, le prefet des frères, les préfets des différentes structures d’une maison qui fait connaître les fautes et les défauts d’un frère qui est sous sa responsabilité n’est pas médisant. Il fait, au nom de la Charité son devoir en vue du bien du frère. Il  ne s’agit pas de garder le silence coupable d’un frère qui se comporte mais bien d’essayer de le corriger.

« Si quelqu’un s’imagine être religieux sans mettre un frein à sa langue, il s’abuse lui-même et sa religion est vaine. » ( Si XX,8)


* Les  lieux où les frères doivent respecter le silence et parler, dans le cas où cela serait nécessaire  à voix basse :

-     La chapelle ou l’oratoire.

-     La sacristie

-     La Maison des Frères, la salle de communauté.

 

*Les moments  de silence dans la journée :

Le matin du lever au début des cours ( 6h00 – 8h00  les jours d’école et de 07h00 à 9h00 les autres jours) et le soir après Complies. D’ailleurs, sauf pour les frères de service auprès des garçons au dortoir ou avec une autorisation du Supérieur, les frères se rendront après les complies en cellule et éteindront les feux à 22h00. Il est en effet évident qu’un coucher tardif engendre la fatigue et, par conséquent, les absences aux offices, les manquements aux devoirs d’état qui se manifestent par la négligence et les impatiences. Favorisez le soir la prière. Evitez les corrections de copies ou autres activités profanes. N’oubliez pas cette décision de Saint jean Bosco : « J’emploierai scrupuleusement mon temps ». Aussi, il y aura des « temps libres » prévus pour l’accomplissement de votre devoir d’état (correction des devoirs, préparation des cours, correspondance personnelle…)

Quand les garçons sont absents ou dans le cas des retraites, les frères qui travailleraient seuls, avec un autre frère ou des laïcs seront soucieux de conserver le silence. D’une part, il est important de faire son obédience consciencieusement d’autre part, toute dissipation entraîne négligence et rompt la prière intérieure qui nourrit et fortifie  le religieux.

 

 

B.   La ponctualité « est la politesse des rois »

 

Nous demandons, parce que c’est une nécessité éducative aux garçons de se lever à heure précise, d’arriver à l’heure pour les cours, les repas, le dortoir… Encore une fois il ne serait pas cohérent de demander aux autres ce que nous ne faisons pas nous-mêmes. Sachez que les garçons observent et voient ce genre de manquement et n’hésiterez pas à nous le faire comprendre. Un bon éducateur est celui qui met en pratique ce qu’il préconise. Il faut donc s’imposer cette discipline d’arriver à l’heure pour les offices, les activités communautaires et les emplois au sein de l’école. En tout état de cause, le frère prendra la peine de s’excuser pour son retard.

 

c.   La courtoisie est « la fleur de la charité » (saint François de Sales)

 

Entre les frères et à l’égard des prêtres et des personnes travaillant au sein de l’école, les frères emploieront le vouvoiement entre eux et à l’égard des autres personnes. Il faudra éviter toutes familiarités déplacées tant dans les paroles que dans les attitudes. Il est vivement recommandé d’être aimable qui doit être manifesté par le sourire et la bonne humeur. Par souci de cohérence, les prêtres et adultes traiteront les frères avec courtoisie en les appelant, comme les élèves, « mon frère ». Les frères refuseront de se faire appeler par leur prénom et de se faire tutoyer.

Les frères s’interpelleront toujours avec une certaine délicatesse « mon frère » qui favorisera la charité et freinera les écarts de langage. Le « mon » a une double connotation à la fois courtoise dans le sens de « monsieur » et affective.

Vis-à-vis des adultes au service de l’école et des élèves, les frères adopteront la même attitude. Cependant, les garçons seront vouvoyer avec d’établir une certaine distance qui favorisera le respect. N’oublions pas que les jeunes générations maîtrisent de moins en moins les principes élémentaires de civilité et favorisent très facilement la familiarité. Tout l’art éducatif consistera pour les éducateurs à être à la fois proche et distant des garçons ce qui garantira la confiance, la saine affection et le respect pour ce que doivent être les frères et les prêtres à leur égard : des images du Seigneur Jésus-Christ.

D. Le langage

Il est important de soigner son langage au sein même de la communauté mais également avec les garçons. Il ne sert à rien de se ridiculiser en jouant « le jeune » mais il est plus important de conserver une âme d’enfant au sens évangélique du terme. Il convient que les frères proscrivent de leur langage toute grossièreté de langage car « Je vous le dis : au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront dite. Car vous serez justifiez d’après vos paroles, et vous serez condamné d’après vos paroles. » ( S Matthieu XII,36).

 

E.   La propreté vestimentaire et des cellules

« La propreté extérieure représente en quelque sorte la propreté intérieure. » ( Saint François de Sales)

Faire vœu de pauvreté ne signifie pas qu’il faut manquer à la propreté corporelle, vestimentaire. Comment pourrait-on veiller à l’hygiène corporelle des garçons si nous-mêmes avons des vêtements sales et si nous suscitons répulsion par notre manque d’hygiène : « Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres du Christ » ( 1 cor VI,15). Il convient donc que les frères aient des vêtements propres bien que parfois usés et qu’ils veillent à se laver régulièrement. Il serait inconvenant qu’ils ne se rasent pas et sentent la transpiration. Il faut préciser que de manière générale les adolescents n’aiment pas se laver. De fait, soyons des exemples pour eux ce qui rendra plus efficace notre action éducative à leur endroit.

Les Frères se doucheront après des activités salissantes. En temps normal, sans exclure la toilette quotidienne ou après des travaux « légers », ils se douchent tous les trois jours en hivers et tous les deux jours en été.

Sous la responsabilité du frère hôtelier, il prépareront un sac de linge marqué afin que celui-ci soit lavé. Ils recevront les consignes pour ne pas endommager la  machine à laver de la communauté. Le jour indiqué est le dimanche selon un tour de garde donné. Si la communauté devenait trop nombreuse, on ajoutera le samedi. En dehors de ces jours indiqués, sauf autorisation accordée, les Frères ne feront pas leur lessive.Leur Drap seront changés et lavés toutes les trois semaines, Sauf pour des raisons médicales où ils pourront être changés davantage.

Les frères prendront la peine d’avoir une tenue pour les jours de classe, une pour les travaux manuels et une autre pour les jours de fête. Il revient au supérieur de procurer au frein ce dont ils ont besoin puisqu’ils ne possèdent pas, en vertu de leur vœu de pauvreté de finances leur permettant de s’habiller correctement.

Un autre point est la propreté des cellules. Il est fondamental que les frères aient une cellule rangée, leur lit de fait et ceci chaque jour en vertu de ce qu’ils doivent demander aux garçons ( A moins que certains frères estiment que ces exigences là sont secondaires et, à ce moment là risqueraient fort de mettre en péril l’unité de l’action éducative qui assure sa cohérence). Certes, les cellules des frères seront isolées des dortoirs et lieux communs des écoliers mais cela n’est absolument pas une raison suffisante pour négliger l’entretien de sa cellule et également des lieux communs des frères et prêtres. Un service hebdomadier sera établi par le préfet des frères pour assurer le nettoyage des lieux communs. Quant aux frères, ils veilleront à laisser les sanitaires et autres lieux propres pour éviter murmures et mauvais esprit. Le supérieur ou autre personne s’assurera de cette règle de civilité élémentaire qui peut faire parfois défaut dans les maisons d’éducation sous prétexte qu’il y a des choses plus importantes à faire ou encore que nous manquons de temps. Ces motifs sont souvent faux et manifestent souvent une certaine négligence voire paresse qui ruine la vie communautaire. Le Supérieur ou le Préfet des frères sera chargé de visiter régulièrement les cellules et la Maison des frères pour s’assurer du bon ordre de celles-ci.

F.   Le repos

Un des risques majeurs de l’activisme est le surmenage qui entraîne fatigue et négligence dans un premier temps puis lassitude voire dépression. Il convient de respecter certaines règles élémentaires mais essentielles pour son bon équilibre et celui des autres frères et des garçons.

En premier lieu, respecter les heures de coucher. La permanence en dortoir entraîne souvent de la fatigue car le frère se couchera souvent plus tard. Aussi, la semaine qui suivra sa veille, il s’imposera un coucher rapide après l’office de soir pour récupérer. Le lever, quand il y a cours est prévu à 5h40. Mais, pour permettre aux frères de récupérer, les offices du week end et des vacances est prévu à 7h00. Les frères, si nécessaire, peuvent demander un temps de repos prolongé le week end bien qu’il est prouvé médicalement qu’il est plus avantageux d’avancer son heure de coucher pour mieux récupérer. En tout état de cause, sauf dérogation, les frères ne  sont pas autorisés à se coucher après 22h00.  Les emplois du temps d’une journée de cours sont souvent lourds et il serait aberrant de sanctionner sa vie spirituelle sous prétexte de fatigue justifiée par des activités tardives.   Un frère, désigné par le préfet des frère sera chargé de sonner la cloche pour l’extinction des feux et le lever. Tout frère ayant eu une dérogation est prié d’en informer le préfet des frères.

Que ce soit au dortoir avec  les garçons ou dans la maison des frères, les Frères ne sortiront pas de leur cellule ou chambre de veille en pyjama mais avec leur soutane. A ce titre, ils  se rendront aux douches avec leur soutane. Toutefois, il

Les samedis, dimanches et en temps de vacances, un temps de repos, « la sieste » sera autorisée après les services communs.

 
Frères

Les étapes de formation des Frères au service des écoles


 

Selon les dispositions des statuts de l’Institut du Bon pasteur, érigé canoniquement comme une société de vie apostolique de droit pontifical, les statuts des frères des écoles sont tenus à respecter le rite propre de l’Institut de manière exclusive. Cela suppose que leur ministère s’effectuera dans le cadre d’une école de l’institut ( chapitre III « les œuvres » n°3 des susdits statuts ) ayant en son sein la célébration des saints mystères selon la forme extraordinaire du rite catholique du Motu Proprio « Summorum Pontificium » du Pape Benoit XVI.

De plus, comme il est précisé dans nos statuts, l’Institut a la possibilité de recevoir des coadjuteurs ou des frères liés par des vœux.


Frères des écoles chrétiennes

A. Année de discernement : Est-ce que Dieu m’appelle ici ?

Pour cette première année, la personne souhaitant se consacrer recevra une formation spirituelle sur la vie religieuse. Il étudiera des auteurs spirituels recommandés par le modérateur responsable de sa formation. Il suivra la Sainte Messe et les offices communs, pratiquera l’oraison quotidienne, méditera le chapelet du jour. Il aura à cœur de prendre un directeur spirituel et de se confesser régulièrement.  Il devra s’astreindre à quelques études au quotidien. Il participera aux activités manuelles de communauté et recevra les rudiments pédagogiques. S’il a déjà une expérience auprès des jeunes, il devra, si nécessaire, parfaire sa formation et dispenser quelques leçons. Cependant, il n’oubliera pas que le postulat est une année de discernement spirituel. Il ne faudra pas qu’il soit, sous prétexte de nécessités scolaires, surchargé d’activités qui pourraient mettre en péril sa vocation.

Les grandes lignes de la formation intellectuelle

-          Formation spirituelle :

  • Les vœux de religions et leur finalité.
  • Les fondements de la Vie Spirituelle.
  • Initiation à la liturgie (sessions)
  • Prière et Oraison
  • Latin, chant
  • Etude de la Chartre de vie des frères.

-          Formation théologique

  • Initiation à la Pensée de Saint Thomas D’Aquin

-          Formation pédagogique

  • Etude du Directoire des Ecoles du Bon Pasteur.
  • Formation pédagogique.
  • Psychologie enfantine et adolescente.
  • Formation Pédagogique.
  • Etudes des diverses règles des ordres enseignants (Maristes, delasallien).
  • Etude des principes salésiens.

-          Formation spirituelle :

  • Les vœux de religions et leur finalité.
  • Les fondements de la Vie Spirituelle.
  • Initiation à la liturgie (sessions)
  • Prière et Oraison
  • Latin et chant.
  • Etude de la Chartre de vie des frères.

-          Formation théologique

  • Initiation à la Pensée de Saint Thomas D’Aquin
  • Initiation à la Théologie sacramentaire
  • Patrologie

-          Formation pédagogique

  • Etude du Directoire des Ecoles du Bon Pasteur.
  • Psychologie enfantine et adolescente.
  • Etudes des diverses règles des ordres enseignants (Maristes, delasallien).
  • Les textes du magistère sur l’éducation.

B. Année de « confirmation »

 

  • C’est un temps d’approfondissement pendant lequel le candidat peut déterminer à quel type de ministère le Seigneur l’appelle. C’est la première étape de préparation à la vie religieuse. Les formations spirituelles, intellectuelles et pédagogiques seront approfondies.
  • L’année se fera au sein de l’institution l’Angelus[1], structure de l’Institut du Bon Pasteur.
  • A l’issue de cette seconde année, sur proposition du supérieur local, la personne pourra faire des vœux privés qui sera reçue par le Supérieur Général ou une personne désignée par celui-ci.
  • L’habit religieux, qui est la soutane et le ceinturon, devra obligatoirement être porté par les Frères. Pour certaines activités ludiques, avec l’autorisation du supérieur local, il pourra être enlevé. Mais cela devra rester exceptionnel.

C. Cursus des études de l’année 2

-          Formation spirituelle :

  • Les vœux de religions et leur finalité.
  • Les fondements de la Vie Spirituelle.
  • Initiation à la liturgie (sessions)
  • Prière et Oraison
  • Latin et chant.
  • Etude de la Chartre de vie des frères.

-          Formation théologique

  • Initiation à la Pensée de Saint Thomas D’Aquin
  • Initiation à la Théologie sacramentaire
  • Patrologie

-          Formation pédagogique

  • Etude du Directoire des Ecoles du Bon Pasteur.
  • Psychologie enfantine et adolescente.
  • Etudes des diverses règles des ordres enseignants (Maristes, delasallien).
  • Les textes du magistère sur l’éducation.

Une troisième année s’inscrira dans le cadre d’un approfondissement des études théologiques et pédagogiques des Frères enseignants. La formation sera  moins chargée pour les Frères des Ecoles coadjuteurs.

 

Il pourra être également proposé une formation universitaire par correspondance pour les Frères qui le souhaiteraient afin d’acquérir un niveau suffisant pour l’enseignement dans les grandes classes.

 

Précisions

 

-          Chaque Frère présentera un travail de synthèse des diverses lectures données en pédagogie et psychologie. Un examen oral ou écrit sera donné.

-          Dès le Postulant, les frères exerceront un apostolat auprès des élèves. Mais il sera accordé un temps suffisant pour les études chaque jour.

 

Une troisième année s’inscrira dans le cadre d’un approfondissement des études théologiques et pédagogiques des Frères enseignants. La formation sera  moins chargée pour les Frères des Ecoles coadjuteurs.

 

Il pourra être également proposé une formation universitaire par correspondance pour les Frères qui le souhaiteraient afin d’acquérir un niveau suffisant pour l’enseignement dans les grandes classes.

 

Précisions

 

-          Chaque Frère présentera un travail de synthèse des diverses lectures données en pédagogie et psychologie. Un examen oral ou écrit sera donné.

-          Dès le Postulant, les frères exerceront un apostolat auprès des élèves. Mais il sera accordé un temps suffisant pour les études chaque jour.

 

 



[1] Ceci « ad experimentum » à partir de septembre 2009. A ce titre, l’Angelus recevra l’ensemble des frères postulants et novices de l’Institut du Bon Pasteur y compris les frères convers qui ne seront pas, par la suite, nécessairement destinés à l’Angélus.

Mis à jour (Lundi, 28 Février 2011 11:44)

 
Frères

Les Missions du Frère au sein des écoles

  • La mission éducative auprès des jeunes est vaste. Voici les principaux ministères, selon ses capacités propres, que le Frère  pourra accomplir :
  • L’enseignement dans les écoles de l’Institut.
  • La gestion administrative (économat, secrétariat)  et matérielle (entretien des locaux, aménagement…).
  • Préfet de discipline ou pédagogique.
  • Activités manuelles diverses pour le fonctionnement de l’école ou dans le cadre d’activités pédagogiques avec les élèves.
  • Maître d’internat.
  • Prédications avec un prêtre de retraites pour les jeunes et les adolescents. Elles se feront dans le cadre des activités scolaires ou pour des écoles ou groupes  sollicitant l’Institut pour ce type de ministère particulier.
  • Organisation de sorties ou de camp pour la jeunesse. Les frères recevront là aussi une formation particulière.

 

Angélus hiver 2011

Mis à jour (Mardi, 08 Mars 2011 15:37)

 
Frères

Des frères au service des écoles

 

Frères enseignantsQuelle belle mission que de se donner à une œuvre d’éducation pour le salut de notre jeunesse et de notre pays. Elle est ardue, certes, mais belle. Il faut beaucoup de courage et savoir accepter le principe clef du sacrifice de soi-même pour Dieu et les âmes. Cette œuvre pourra donc être accomplie par des âmes généreuses qui souhaitent donner en quelque sorte leur vie aux jeunes âmes en s’occupant des écoles primaires et secondaires.

Comme toute vie consacrée, les Frères devront former leur intelligence et volonté en recevant les deux premières années une formation spirituelle, intellectuelle et pédagogique. Cela correspond au postulat qui repose sur les vœux d’obéissance, de pauvreté et de chasteté. Au bout de deux années, le frère pourra s’engager à titre privé dans le cadre de l’Institut du Bon Pasteur et renouvellera tous les cinq ans sa consécration.

Tout son quotidien sera nourri de la manne spirituelle qu’il recevra à la Messe. Il aura chaque jour un temps consacré à l’Oraison, à la méditation du chapelet et à la récitation de quelques offices. Ce sera la base de son action sans laquelle il ne pourra porter du fruit auprès des âmes qui lui seront confiées. Le Frère accomplit d’abord ses devoirs religieux non comme une contrainte ou formalité mais comme la raison d’être de son état de vie.

En second lieu, et seulement après, il se formera comme éducateur. Les tâches dans le cadre d’un internat sont variées et parfois contraignantes. Il y a là une véritable ascèse de vie qui sanctifie si on sait donner sans compter. Tout repose sur la vertu d’obéissance au supérieur. Cela demande une vision surnaturelle de la Mission d’éducation et est une des conditions essentielles pour l’accomplissement de la Volonté de Dieu, fin de notre existence. Ses emplois seront adaptés à ses talents. Il y aura ceux qui enseigneront, d’autres qui accompliront les tâches de la vie quotidienne. Il aura le souci de faire au mieux les petites tâches qui lui sont confiées. Là encore, dans une société consumériste, il y a des contraintes matérielles qui sont devenues difficiles à accepter. Or, cette acceptation est nécessaire pour se sanctifier et, bien souvent, les petits sacrifices à accomplir sont les vrais moyens de sanctification que notre Seigneur donne aux âmes pour devenir des saints. Si un « candidat » arrive avec « ses » idées, « ses manières de faire » sans vouloir les modifier, il ne pourra rester très longtemps. Tous les Pères spirituels insistent sur ce principe qui est d’abandonner sa volonté propre pour se laisser façonner par le Bon Dieu. Il faut accepter de commencer et de finir comme cela pour vraiment ressembler au Seigneur qui a fait la volonté de son Père.

Alors, ensuite, quand on est « prêt » à tout laisser, à abandonner ses avantages matériels, on peut frapper à la porte de l’Angélus et demander à se mettre au service de Dieu et de l’école. Ainsi, nous pouvons nous mettre à travailler pour l’œuvre de Dieu au service de la jeunesse en étant libre de toutes contraintes de notre volonté propre. Les garçons qui nous seront confiés ont besoin de Frères et Prêtres apôtre du Christ, voués d’abord au Seigneur qui soient pour eux des images vivantes de Dieu. C’est de cette manière seulement qu’ils progresseront et ouvriront leurs âmes à la Grâce.

Tel est le véritable défi que relève notre Angélus : Devenir un lieu de sanctification qui formera une élite spirituelle et intellectuelle pour la Gloire de Dieu.

Mis à jour (Mardi, 08 Mars 2011 10:24)

 
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